a short site about The Divine Comedy

The Divine Comedy, la chanson intemporelle

C’est une superbe Fin de siècle que nous offre l’Irlandais Neil Hannon. Avec humour, romantisme et grand orchestre. Dans son petit village d’Enniskillen, en Irlande du Nord, Neil Hannon est devenu un mythe. Il y a huit ans, personne n’aurait parié sur le succès de cet anti-playboy. Pourtant, au fil des quatre albums parfaits, son talent de musicien et l’assurance de sa voix ont séduit toute l’Europe et le Japon. Son cinquième opus, Fin de siècle, sort le 28 août, avant une tournée d’automne.

“Et en plus, je suis amoureux! Je vis avec ma copine à Clapham, au sud de Londres. Je n’ai jamais été aussi heureux. Avant, j’écrivais sur mes frustrations. Là, j’ai dû observer autour de moi pour écrire. Si j’avais dit “Je t’aime” sur dix chansons, vous auriez fini par vous ennuyer, non?” Fan des sixties (mais sans nostalgie, dit-il), Neil chante avec un grand orchestre. Son pianiste, Joby Talbot, signe les magnifiques arrangements de cordes et de cuivres qui enrobent chaque chanson, que ce soit la dynamique National Express, ou la plus curieuse Eric The Gardener. “Le personnage de cette chanson existe vraiment. Il a trouvé un trésor romain dans le jardin d’un ami. Je me suis dit: la Terre se moque du temps qui passe. Moi, à 7 ans, j’avais enterré une boîte à trésors qu’il fallait rouvrir en l’an 2000, pour mes 30 ans. Ça me semblait vraiment le bout du monde. Aujourd’hui, je n’ose même plus penser à ses trésors cachés de 1977.” D’où ce titre Fin de siècle, un clin d’œil romantique et désabusé. “Ne comptez pas sur moi pour chanter l’album au soir fatidique, je ne vais pas bosser un jour comme ça!”

Une histoire d’amour avec la France
Neil Hannon aime la France et la France le lui rend bien. L’un de ses rares clips, The Frog Princess, se déroule dans un Paris de carton pâte. En duo avec Valérie Lemercier, il a chanté un de ses titres adapté en français: Comme beaucoup de messieurs. Grand admirateur de Jacques Brel, il a souvent repris La Chanson de Jackie. Et pour a pochette se son deuxième album, Promenade, il posait devant la Pyramide du Louvre. “Pour composer, je n’ai pas besoin d’une ambiance particulière. En revanche, pour les photos, j’aime les endroits chargés d’émotion. Venise pour l’album Casanova, New York City pour A Short Album About Love, et Vienne pour le petit dernier.”


François Dewever
Femme Actuelle, 09/1998