a short site about The Divine Comedy

Neil Hannon, l'héritier Sinatra

Guichets fermés à la Cigale mercredi dernier et un album qui s’envole.

Neil Hannon, chanteur détonnant et étonnant de Divine Comedy, serait-il the ‘Voice’ of England ou l’équivalence pop d’un Franck Sinatra?

Moi, l’héritier de Franck Sinatra? Pour tout vous dire, la mort de Sinatra ne m’a pas touché”, rétorque d’emblée le chanteur.

A 28 ans, ce lutin irlandais est sans doute aujourd’hui l’un des plus brillants auteurs compositeurs de Grand Bretagne. Avec son cinquième album Fin de Siècle, chez Setanta-Labels, ce freluquet british fait une fois encore preuve d’un aplomb qui frise l’insolence.

Alors que la France l’a célébré dès son premier opus, Liberation, en 1993, l’Angleterre n’a découvert ses talents de crooner et sa grâce mélodique outrageusement talentueuse qu’en 1996 avec Casanova. D’où le mérite qui revient à la France d’avoir longtemps été la seule terre d’asile du petit Irlandais.

Je pense que le style romantique de ma musique doit plaire beaucoup plus au public français. Peut-être aussi parce que dans mes chansons, j’ai toujours laissé une large place aux références francophiles comme le cinéma et la littérature”, explique Neil Hannon.

Car depuis son adolescence, ce blondinet gringalet, fils d’un pasteur irlandais, s’occupe de mettre en forme dans des symphonies de poche ses rêves et des fantasmes pop les plus fous. Et son rêve s’est réalisé l’année dernière.

Sur ma dernière tournée, j’ai joué avec un orchestre de 26 musiciens. C’était fabuleux. Mais cela m’a coûté beaucoup d’argent. Au moins, je pourrai dire un jour à mes petits enfants: “J’ai joué avec un grand orchestre”.

Son rêve aujourd’hui: “Avoir un chien et écrire une opérette.

Et le grand amour? “J’ai bien peur que ce soit impossible de s’unir avec une femme. Pourtant, j’ai une fiancée…


Laurent Mereu
France Soir 18/09/1998