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Les absents ont toujours raison

Quelles étaient tes ambitions pour ce nouvel album, Absent Friends?
Mes desseins sont en fait les mêmes à chaque fois : faire de la belle musique avec le plus de résonances émotionnelles possible. J’ai tout fait seul et le plus important, je crois, était d’obtenir le son le plus correct, structurellement et musicalement parlant, en prenant conscience que les mélodies doivent être fortes… Ce n’est pas facile parce que je ne pense pas nécessairement comme il faut et je ne fais pas toujours les bons choix…

Te souviens-tu des premières difficultés que tu as dû surmonter en musique?
J’ai commencé à jouer du piano quand j’avais sept ans, mais au fil du temps et à partir de treize ans, j’ai trouvé ça ennuyeux. Tout de suite après, j’ai voulu emprunter mon propre chemin et je me suis mis à la guitare sans prendre de cours. Le premier morceau que j’ai essayé de jouer était ‘Run To You’ de Bryan Adams. Pour tout avouer, j’avais une technique assez bizarre et instinctive. J’utilisais beaucoup mon pouce sur les grosses cordes pour poser mes accords, parce que personne ne m’avait montré comment les faire. Mais c’était mieux comme ça parce que je pouvais m’enrichir des conseils et des expériences de tout le monde. Tout ça a pris des années et même maintenant… (hésitation), je me considère comme un bon guitariste, mais je pense ne jamais devenir un guitariste d’exception. Je ne crois même pas l’avoir souhaité un jour… (rires) De plus, les choses originales émergent toujours de nos erreurs. Si tu en connais de trop, tout sera trop propre et trop clair, alors que la musique a besoin de mystère. C’est important d’être le meilleur lorsqu’on est un guitar hero, moi je suis très content avec mon niveau de guitariste moyen.

Et le premier album que tu as pu acheter?
Mes parents m’en ont souvent acheté pour Noël… Mais le premier disque que je me suis payé était Vienna du groupe Ultravox, qui n’était pas si mal que ça, en y réfléchissant. Mais malheureusement, je l’ai découvert au moment où j’ai eu un coup de foudre pour Queen et Billy Joel. Quand j’étais adolescent, j’ai pu développer très tôt mes goûts musicaux avec Yellow et Electric Light Orchestra, tous les groupes qu’écoutait mon frère.

Tu te rappelles du premier morceau que tu aies écrit?
C’est dur à dire… (Silence) mais je me souviens que ma première chanson n’est pas sortie de ma tête. Je la chantais accompagnée d’une raquette de tennis et je l’avais intitulée ‘Digital Watch’. Je ne savais pas encore bien jouer de la guitare… En fait, je ne l’ai jamais considérée comme une vraie chanson! Quand j’ai réellement commencé à écrire, mon premier vrai morceau s’appelait ‘The Power’. C’était un titre qui me ressemblait beaucoup parce que très impliqué politiquement et intellectuellement. La musique était un moyen pour moi de m’insurger contre le pouvoir et l’ordre établi.


Karim Djidjelli
Guitar Part 05/2004