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Black Session Absent Friends

En 1993, quelques Anglais élégants (The Auteurs, Tindersticks...) osaient, en pleine déferlante grunge, célébrer les vertus du songwritting. Mais c'est d'Irlande que parvenaient les plus belles promesses, sous la forme du bien nommé Liberation, premier album de The Divine Comedy. Avec cette sublime cathédrale pop en allumettes, le gringalet Neil Hannon - le groupe, c'est lui - s'affirmait d'emblée comme l'héritier des plus grands maîtres. La suite allait confirmer son talent, tout en laissant parfois une impression d'emphase orchestrale un peu vaine. Dérive corrigée en 2001 avec le sobre et inspiré Regeneration, dont le titre résumait assez fidèlement le contenu. Absent Friends, qui sort ces jours-ci, est encore meilleur. Le crooner d'Enniskillen y cherche plus que jamais des poux à Scott Walker, Burt Bacharach ou Michael Nyman, et offre quelques pop-songs parfaites, pleines de clavecin et de chœurs célestes. Retour scénique d'un ami trop longtemps absent, habitué des playlist de Lenoir et chouchou du public français depuis ses premiers concerts.


Vincent Arquillière
Les Inrockuptibles 10/03/2004