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Absent Friends

Pour le meilleur et pour le pire, on doit à Neil Hannon, unique démiurge de The Divine Comedy, la redécouverte par la pop des arrangements de cordes. Après le flot toujours plus torrentiel des violons dans cinq albums depuis 1993, la petit crooner irlandais avait choisi un régime plus sec et sombre dans Regeneration (2001). Neil Hannon retrouve avec Absent Friends ses habits de dandy dantesque. Son écriture et sa voix s'épanouissent au mieux en assouvissant leurs fantasmes de grandeur orchestrale. Jamais, sans doute, Hannon n'a poussé aussi loin le raffinement instrumental. Il a aussi compris que l'emphase pouvait nuire à la finesse de son humour (The Happy Goth) et de ses mélodies (My Imaginary Friend et Charmed Life). Puissant dans son histoire personnelle - la paternité ; le retour à Dublin après un exil londonien - l'inspiration de ses textes, le chanteur, rejoint dans Sticks & Stones par son ami Yann Tiersen, prend soin de concilier recherche néoclassique et vérité émotionnelle, légèreté pop, folk, voire country (Freedom Road) et ambition musicale. Joli retour.


S.D.
Le Monde 13/04/2004