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Absent Friends

Pour
A part quelques trentenaires travaillant dans l'éducation nationale et une poignée de grosse meufs vaguement midinettes presque personne ne guette le nouvel album de The Divine Comedy avec impatience. Quelle erreur... Sur son septième disque l'Irlandais ambitieux Neil Hannon renoue enfin avec ses obsessions orchestrales. Tant et si bien d'ailleurs qu'il retrouve ici le frisson originel qui accompagne toujours la grande pop (de Scott Walker à The Kinks). "Absent Friends" c'est donc un mille feuille mélodique assez baroque et anachronique pour s'extraire de la masse. Moitié péplum et moitié comédie romantique de l'âge d'or hollywoodien cet album fait dans la mélancolie haut de gamme et transcende le quotidien. Sous les fanfaronades de Neil Hannon les petites vies et les petites ruptures prennent des airs de contes épiques. Cet argument est valable ppour le trio gagnant de ce disque "Stick And Stone" (assez mélodramatique pour sonner comme de la Luchino Visconti pop), "Billy Bird" et "Our Mutual Friend". The Divine Comedy reprend sur "Absent Friends" ses anciens principes. Neil Hannon n'écrit pas des chansons, il invente des mythes

4/5

Jean-Vic Chapus


Contre
Si vous aimez Burt Bacharach et les arrangements précieux, les comédies musicales, les grands sentiments dramatiques, alors vous connaissez déjà Divine Comedy et son tragique leader, Neil Hannon. Cette pop voluptueuse et grandiloquente a ses adeptes mais seront-ils satisfaits à l'écoute d'Absent Friends ? Cette fois-ci l'irlandais en fait franchement des tonnes aussi bien dans l'enveloppe musicale (en fermant bien les yeux, on pourrait presque se croire à Versaille alors qu'on est juste en train d'écouter un disque à la FNAC) que dans le pathos. Immanquablement, ça fatique... A écouter si tu aimes : te prendre pour Louis XIV tous les jours ou, peut-être existe-il un rapport de cause à effet, si tu n'as pas d'amis (cf. le titre du disque) alors que tu es exceptionnel.

1/5

Estelle Surbranche

Newcomer 04/2004