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Hannon, ah, oui !

Ex-future pop star, devenu chanteur culte, Neil Hannon, alias The Divine Comedy, a vite compris que singer ses groupes favoris n’était pas une solution. Débarrassé du sien, il publia Liberation en 1993. Les guitares cédaient la place à un trio à cordes, pour le plus grand profit de son talent de mélodiste et de sa belle voix à la Scott Walker. Ce goût pour une pop de chambre, la comédie musicale et le cabaret, ne fit que s’affirmer avec Promenade (1994) ou Casanova (1996). Au risque parfois d'étouffer ses chansons sous une surcharge instrumentale et de flirter avec le kitsch, comme sur le bien nommé Fin de siècle (1998). Or, voici qu’avec Bang Goes the Knighthood (Divine Comedy Records/PIAS) Neil Hannon semble avoir trouvé la formule magique : jamais ses mélodies, plus belles que jamais, n'ont été aussi légèrement habillées. Et donc aussi séduisantes.


Bernard Loupias
Nouvel Observateur 24/06/2010