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The Divine Comedy à la Salle Pleyel

“Pouvez-vous écrire une chanson idiote? C’est plus difficile que vous ne le pensez!”, s’amuse Neil Hannon sur son dernier Bang Goes the Knighthood (DCR / Pias). Une provocation pince-sans rire pour l’âme de Divine Comedy, depuis vingt ans à la recherche de sa chanson parfaite, entre ambitions baroques et fantaisies délétères. Paradoxalement, en s’attardant sur le terrain de la comédie musicale à l’ancienne, ce dixième album ne dépasse pas le stade de la charmante ‘idiotie’: une complainte brechtienne sur les fantasmes d’un aristocrate égrillard côtoie une cavalcade faussement triste ou une ode amoureuse qui ‘claquette’ comme Fred Astaire. Sans égaler ses chefs-d’oeuvre, Hannon renoue donc avec la primesautière indolence et l’excentricité désuète qui en ont fait l’un des compositeurs les plus attachants du monde formaté de la pop. Pas de doute, la Salle Pleyel ne sera pas trop grande pour cet esthète du bon goût britannique, même s’il s’y présente seul au piano.

Le jeudi 8 juillet, à 20 heures, Salle Pleyel, 252, rue du Faubourg-Saint-Honoré (8e). Première partie: Alela Diane.


TeleObs 07/2010