a short site about The Divine Comedy

Promenade

Liberation, le premier album de Divine Comedy avait été vécu comme un miracle. Comme le mariage brillant de l’écriture pop et de l’audace musicale: un clavecin par ci, des cordes par là, des machines et de l’excentricité anglaise à souhait. C’est dire que le deuxième chapitre de l’histoire de Divine Comedy était attendu. Mais là, désillusion. Neil Hannon, despote éclairé de ce groupe à lui tout seul (despote sur lui-même en somme) en fait trop. Les cordes sont pesantes et la voix crispante. Tout est pompeux, tout est pris de haut. Bien sûr il y a de bonnes chansons, de bonnes idées (les répétitions à la Michael Nyman sur Geronimo) mais pour l’ensemble, on dit non. On n’accroche pas. On est nostalgique du premier chapitre de livre. Celui où Neil Hannon était génie et ne le savait pas encore!


Michel Zumir
Ritual 22, 07-08/1994