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Victory For The Comic Muse

Après un Absent Friends en demi-teinte, le plus libertin des Irlandais s’est enfermé en studio fin 2005 pour enregistrer ce Victory For The Comic Muse. Ayant tout d’abord pensé à faire un album de reprises (les noms de Depeche Mode et Marlene Dietrich furent évoqués…), il n’a finalement gardé qu’une seule (‘Party Fears Two’ de The Associates) et reste donc l’unique maître à penser des 10 autres titres qui composent cette galette. Si Absent Friends avait un côté très poppy, ce nouvel opus commence par un ‘To Die A Virgin’ fulgurant, explorant une surprenante veine glam emprunté au Bowie période 70’s. Les orchestrations sont une fois encore de la partie et les cordes et autres instruments symphoniques enrichissent considérablement les arrangements, notamment sur ‘A Lady Of A Certain Age’, qui monte en puissance grâce aux parties de violoncelles à la fois discrètes et efficaces. Loin de répéter une formule désormais bien rodée, Neil Hannon s’est permis quelques extravagances, dont la plus flagrante reste l’utilisation d’un banjo sur ‘Mother Dear’. Tout d’abord étonnante, l’expérience s’avérera finalement être plus que concluante. Pas de bouleversements majeurs en ce qui concerne les paroles, le timbre de velours de Neil susurre encore d’éternels textes suaves agrémentés d’une malice toute british. Victory For The Comic Muse devrait réconcilier les fans des débuts avec The Divine Comedy.


Thomas Mafrouche
Rock Mag 07/2006