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Regeneration

Notre homme Neil apprécie les messages forts et sans ambiguïtés. Après une Libération (son premier album) synonyme de feu d’artifice créatif suite à un trop plein de frustrations, l’heure est à la Regeneration. Il est vrai qu’après un Fin De Siècle qui sentait surtout la fin de cycle, Divine Comedy avait fait le tour de la question symphonique. Un nouvel opus de même acabit et c’était la voie sans issue. Changement radical de décor donc, avec pour principal nouveauté un vrai producteur à forte empreinte artistique en la personne de l’inévitable Nigel Godrich (Radiohead). On lui doit certainement, autant qu’à un Neil Hannon avide de nouveauté, les moments les plus étonnants de cet album: synthés prog-rock, embardées de guitares incontrôlées, ligne mélodique plus uniforme. Et si ce Divine Comedy nouvelle manière n’est pas toujours convaicant, il a au moins eu le mérite d’éviter la redite et le surplace, d’opérer un salutaire retour à plus de simplicité. Mais lorsque Neil Hannon retrouve ses instincts de songwriter prodige, et qu’il regarde dans le rétroviseur se décennie fétiche (les 60’s), il s’épate à nouveau et emballe sans réticences. C’est alors un ‘Bad Ambassador’ très Beatles et une ‘Perfect Love Song’ irrésistible, un ‘Beauty Regime’ boulversant, qui emporte finalement l’adhésion pour un album bancal, mais certainement pas décevant, et en tout cas plein de promesses réjouissantes.


Laurent Garcia
Rock Sound 2001