a short site about The Divine Comedy

Incroyables mais vrai

Pet Shop Boys, Marc Almond, Divine Comedy, Pulp… Ils se fichent des conventions du rock en flirtant avec la variété. Portrait groupé de Grands Bretons avec de petites manies.

“C’est pas du rock !” N’importe quel amateur de Dire Straits ou de Metallica vous le dira : sans grosse guitares ni riffs costauds, il n’y a pas de binaire qui vaille. Pourtant le rock, cet éternel chant du cygne, a toujours engendré de vilains petits canards doués. Francs-tireurs isolés ou iconoclastes résolus, ils ne s’embarrassent ni des règles ni des tics d’un genre devenu affreusement conservateur. Quitte à subir les foudres des gardiens du temple…

[…]

Almond n’est pas un cas unique. Neil Hannon, jeune prodige irlandais de 22 ans, se cache derrière un nom de groupe, The Divine Comedy. Il vient de bricoler, tout seul dans sa chambre, un délicat patchwork pop où se bousculent bluettes synthétiques et boogie philharmonique pour violon et violoncelle. “Au début, j’essayais bêtement de singer des groupes comme U2, R.E.M. ou les Stone Roses. Je pensais que je voulais et pouvais devenir une rock star. Mais ça ne me correspondait pas. Alors, j’ai décidé de ne plus brider mon inspiration, de ne plus étouffer les musiques qui m’ont réellement marqué. Tout petit, j’écoutais autant Debussy et Rachmaninov que les Beatles. Les gens que j’admire sont tous des compositeurs, des personnalités, comme Scott Walker ou bien vos Serges Gainsbourg et Jacques Brel. Une de mes chansons, ‘Timewatching’, a même été écrite en pensant à Pavarotti !”


Hugo Cassavetti
Télérama 2285, 27/10/1993