a short site about The Divine Comedy

Concerts à Rennes, Nantes, Lyon

Deux ans que nous n’avions vu Neil, deux trop longues années… Heureusement que Casanova (sorti mi-avril) était venu récompenser notre patience… Un troisième album qui venait se ranger, dans la lignée des albums cultes, aux côtés de Liberation et Promenade.

Les dates de la tournée nous ayant été prédestinées: Ambroise, Zébulon et Azalée assistèrent aux prestations de Neil à l’Espace de Rennes (24/5) et à l’Olympic de Nantes (28/5) tandis que Margote supporta le ‘petit blond’ au Transbordeur de Lyon (4/6).

Marco Lipz, groupe rennais, ouvrit pour Divine Comedy à l’Espace…… No comment! Je n’aime pas être méchante!!…… Passons au héros ‘masqué’ de la soirée, qui nous offrit ‘quelque chose pour le week-end’… Et quelle chose!!! Neil était accompagné de 5 musiciens: 2 clavistes, 1 guitariste, 1 bassiste et 1 batteur et nous offrit un show d’environ une heure et demi où se mêlèrent différents titres des 3 albums. Seulement la prestation laissa tristement désirer ; différents dérapages des divers musiciens venant malheureusement agrémenter les différents titres. De plus le public ne semblait pas vraiment prêt à recevoir le ‘petit d’homme’ déjà bien assez timide comme cela…, s’essayent même à flatter l’assistance, en avouant “être heureux d’être de retour à Rennes”, phrase amicale qui ne fut malheureusement pas suivie d’une ovation et pour cause, c’était la première apparition de Neil à Rennes… Enfin, il ‘était “ravi d’être là tout de même!” Et nous aussi, nous étions ravies de le voir, surtout qu’il conclut par un fantastique inédit et pas ‘Birds of paradise farm’ (magnifique titre présent sur un CD ‘sympathiquement’ offert pour les acheteurs retardataires de Casanova… Vive la promo!).

Nantes, Neil connaît bien, c’est la 3ème fois qu’il y joue, s’évertuant à visiter toutes les salles: entre le Floride (2/12/93), puis l’Escall (1/6/94) et enfin l’Olympic. Nous nous présentâmes aux portes de l’Olympic avec beaucoup d’espoir, espérant assister à un concert plus…, plus…, plus ‘pro’ peut-être! Cela dit, il nous fallut d’abord applaudir les toujours électrique et géniaux Compulsion et supporter les soporifiques Mojave 3… (Enfin, je ne devrais pas me plaindre, j’ai passé le concert au bar, en dessous…) Longue prestation qui nous permit enfin de ré-applaudir Neil, cette fois-ci dans une forme olympique. Il monta sur scène avec sa paire de lunettes à “£ 50” et bénéficia d’un groupe de professionnels et d’une assistance très réceptive et énervée avec laquelle il ne manqua pas de jouer sur les “And on… and on… and on…”, ou les moutons de ‘Lucy’, etc… Dommage qu’il ne joua pas ‘Festive Road’, on aurait fait les oiseaux… A noter, les superbes ‘Your Daddy’s Car’, ‘The dogs and the horses’, ‘When the lights go out all over Europe’, sans oublier ‘Three sisters’ qu’il nous avait dédicacé, c’est sûr… Il termina d’ailleurs le concert, un boa autour du cou, allant jusqu’à descendre dans la foule pour y poursuivre le titre puis s’évanouir par la porte du fond et réapparaître quelques minutes plus tard par l’arrière de la scène. (Idée qu’aurait pu avoir Jake Shillingford de My Life Story… Dommage, c’est Neil qui l’a eue! Décidément, on comprend les ‘bons’ sentiments qu’ils ont l’en envers l’autre… NDLR). Il s’installa alors à l’un des claviers pour ‘The Summerhouse’… Les nantais en auraient volontiers accepté plus mais ‘Tonight we fly’…

Vu l’accueil que le public lyonnais peut réverer à certains groupes d’Outre-Manche, The Divine Comedy ne pouvait choisir mieux que le thème d’Il était une fois dans l’ouest d’Ennio Morricone pour accompagner leur entrée sur scène. Mais de règlement de compte il n’y en aura point. Le public est miraculeusement conquis d’avance. Le petite salle du Transbordeur est pleine à craquer ; c’est la fête à Neil ce soir… Il le mérite et il l’apprécie… Après un étourdissant ‘Tonight We Fly’, il devient très vite évident que Neil a laissé son appréhension et sa timidité dans les loges. Tout devient prétexte à commentaires, anecdotes ou autres dédicaces ; que ce soit ses chères lunettes (“I feel like nocturnal animal that’s just got out of his hole”), le concert de la veille (“Poor old Nice”) ou encore ses groupies du 1er rang (“I’m too old for this kind of non sense’). Un Neil très loquace donc ; et plutôt aventureux… “I love you all… I do… in a strictly sexual way… (…) you’re so nice. Hey, why don’t we invite eveybody backstage and have a big orgy?!… beurk… No, we’re all very nice middle-class English men you know…’ (Ceux don’t il faut se méfier le plus!! NDLR). Les titres s’enchaînent ; le public, plus au moins jeune, on s’amuse ; et Neil, lui, joue les popstars… Après une superbe improvisation – ‘Mr. Pineapple’, un futur hit, sans aucun doute – il est déjà l’heure des adieux. Un somptueux ‘The dogs and the horses’ en 2ème rappel voit Neil achever son striptease et revenir torse-nu (Quel homme!). Ce jeune homme a-t-il crié “Schwarzenegger”?! Oui, il est vrai que la ressemblance est évidente. Un dernier petit tour dans le public et notre héros disparaît! The End. Générique… Casanova s’en va vers de nouvelles conquêtes… Oh, j’en ai oublié Mojave 3. Mais là, honnêtement, c’est plus leur faute que la mienne!


Tournicoti 4, été 1996